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jeudi 26 avril 2012

LizMap, l'OpenData et OpenStreetMap

LizMap est une solution complète de publication de cartes sur internet. Elle est basée sur le logiciel Quantum GIS (QGIS), un SIG bureautique, et son serveur cartographique QGIS Server.

LizMap est constituée de 2 élements complémentaires :

  • un plugin pour QGIS, qui permet de configurer ses cartes à destination de l'Internet,
  • une application web basée sur QGIS Server, qui génère les cartes dynamiques avec les fonctionnalités de zoom, d'interrogation des couches de données géographiques, de visualisation de la légende et de localisation.

Le développement de LizMap a été en partie initié par la volonté de publier facilement les données des portails OpenData.

Lors de la publication par Paris de son projet OpenData, nous avons exploité chez 3Liz les données mises à disposition pour tester QGIS Server. Ce test s'est avéré concluant et nous en avons profité pour publier une première application de visualisation des données géographiques de l'OpenData de Paris, consultable sous ce lien : http://demo.3liz.fr/opendataparis

Nous avons ensuite cherché à nous faciliter le travail de publication de cartes sur internet basées sur des données OpenData. Nous avons donc souhaité développer LizMap .

Une première version de LizMap a été libérée et mise à disposition sur l'application de gestion de projet hébergée par le projet QGIS :

Ensuite, nous avons publié plusieurs applications web cartographiques basées sur des données OpenData à l'aide de LizMap :

Dans toutes ces applications, nous avons choisi d'utiliser des fonds de carte basés sur des données OSM (OpenStreetMap). Nous employons le rendu proposé par le projet OpenStreetMap et par la société MapQuest.

Il est ainsi possible de comparer les données OpenData et OSM.

Mais il est aussi possible d'utiliser les données OpenData pour mettre à jour les données OpenStreetMap grâce au Web Service OGC WMS et à JOSM, logiciel d'édition dédié à OSM.

Dans JOSM, il est possible de définir ses propres fonds images issus de services WMS. Cette opération se fait via la fenêtre de Préférences. Dans l'onglet "Paramètres d'imagerie", il est possible d'"ajouter un nouveau fournisseur" qui sera construit à partir d'un WMS. C'est ainsi que l'on peut utiliser :

  • Les zones 30 à Toulouse http://demo.3liz.com/lizmap/index.php/lizmap/service/?repository=opendata&project=toulouse
  • Les passages piétons à Montpellier http://demo.3liz.com/lizmap/index.php/lizmap/service/?repository=opendata&project=montpellier
  • Les Manades des Bouches du Rhônes http://demo.3liz.com/lizmap/index.php/lizmap/service/?repository=opendata&project=cg13

ou qu'ont été ajouté :

  • Les caméras de vidéo surveillance de Montpellier
  • Les fontaines d'eau potable publiques de Montpellier

Bien sûr l'utilisation des ces services est à coupler à une connaissance terrain afin de rester aussi précis que peut l'être OSM.

La publication prochaine d'une nouvelle version de QGIS apportera son lot d'évolutions pour QGIS Server et potentiellement pour LizMap.

jeudi 12 avril 2012

L'OpenData aux Rencontres SIG La Lettre 2012

Cette année les Rencontres SIG La Lettre avaient lieu début avril du 3 au 5 et comme chaque année à l'ENSG. Le mercredi 4 avril fut consacré à l'OpenData, le matin, et au crowdsourcing, l'après-midi, ce fut donc la principale journée de rencontres et de discussion autour de l'OpenData et d'OpenStreetMap.

De plus l'organisation des Rencontres SIG La Lettre avait décidé de monter un stand OpenData, pour permettre au delà des présentations d'avoir un lieu de rencontre et de discussion autour de l'OpenData. Ce stand fut animé par des structures ayant exploité des sources de l'OpenData (Codega Studio, Mobigis, Handimap, 3Liz) mais aussi par les membres d'OpenStreetMap France.

rsigll2012_opendata

Comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessus, le stand semblait plus consacré à OpenStreetMap qu'à l'OpenData, pourtant de nombreuses discussion autour de l'OpenData eurent lieu sur ce stand, et la photo a été prise le jeudi 5 avril.

Mais avant de parler d'OpenData, commençons par OpenStreetMap (OSM).

La première impression est que le projet est de plus en plus connu, ou plutôt que de plus en plus de personne en ont entendu parler, mais dans les fait peu connaissent vraiment le projet. OSM reste pour beaucoup un service cartographique à la Google Maps. D'où la surprise lorsque l'on présente des réalisations comme la carte de cyclabilité du centre de Lille ou la carte touristique de la ville d'Orange, mais aussi l'intérêt d'un service comme LizWatch ou OSMTransport.
Par contre ceux qui avaient eu le temps de se documenter sur OSM sont venu sur le stand pour obtenir des précisions sur les modèles de relation et les outils permettant d'exploiter les données OSM.
Enfin l'atelier, Master Class, OpenStreetMap intitulé Utilisation des données OSM dans un SIG a fait salle comble avec une majorité de personnes découvrant le projet.

C

C

Cette année fut donc un bon cru avec de nombreux contributeurs présents :

  • Michaël Douchin (kimaidou)
  • Emilie Laffray (melaskia)
  • Nicolas Moyroud
  • Chritian Quest
  • Jean-Louis Zimmermann (zimmy)

On a même pu voir passer et saluer partir-en-vtt.

Un bon cru aussi parce qu'OSM et OpenData font bon ménage.

Sinon au cours de ces rencontres de nombreuses questions ont été soulevées :

  • Pourquoi faire de l'OpenData ?
  • Faut-il mettre en place des APIs ?
  • Quels interactions avec OSM ?
  • Quels données mettre à disposition sous licence libre ?

Les réponses ne sont pas toujours évidentes mais mérites d'être posées.

mardi 3 avril 2012

Nouveau réseau TaM dans Boussole

Mandarine, Modulaweb et 3liz ont le plaisir de vous annoncer la mise en ligne dès aujourd'hui de Boussole nouvelle version, qui prend en compte le nouveau réseau TaM.

Le projet Boussole est porté par l'association Mandarine. Le réseau a été construit par 3liz, grâce aux données mises à jour par la communauté OpenStreetMap. Modulaweb a réalisé l'interface et affiné le calcul d'itinéraire. Le projet Boussole est soutenu, entre autres, par la Ville de Montpellier et Alter'Incub.

Boussole vous permet dès maintenant de calculer vos itinéraires sur le réseau TaM tels qu'ils seront possibles à compter du 7 avril 2012 avec la mise en route des lignes 3 et 4 du tramway et les modifications annoncées sur les lignes de bus (le calcul d'itinéraires ancienne version restera bien sûr accessible au moins jusqu'au 7 avril). Boussole vous permet également de choisir comme destinations les lieux (établissements sportifs, maison pour tous, écoles, etc.) fournis par la Ville de Montpellier dans le cadre de Montpellier Territoire Numérique, volet Open Data.

Les emplacements des nouveaux arrêts de bus et stations de tram ont été déterminés à la fois d'après les informations diffusées par TaM et grâce à des vérifications sur le terrain. Là où des incertitudes subsistent quant à certaines lignes de bus, nous avons mis en ligne le tracé et les emplacements les plus probables. Boussole sera mis à jour dès la semaine prochaine, quand nous pourrons examiner le réseau "en vrai".

Montpellier Agglomération nous donne rendez-vous vendredi 6 à 17h sur la place de la Comédie pour l'inauguration des lignes 3 et 4 de tramway. La fête se poursuivra ensuite au pied de la Tour de la Babotte, sur la nouvelle station Observatoire. Nous y serons !

lundi 2 avril 2012

3liz aux Rencontres SIG La Lettre 2012

Demain à l'ENSG commence les Rencontres SIG La Lettre 2012. Aux cours de ces rencontres vous pourrez assister à des conférences sur :

Mais aussi à des Master Class :

  • QGIS (mardi)
  • PostGIS (mercredi)
  • OpenStreetMap (jeudi)

Au cours de ces rencontres, nous interviendrons lors de la session sur l'ergonomie :

  • WebCarto et WebSIG : des ergonomies poussées pour des utilisateurs ciblés au cours de laquelle nous reviendrons avec Alisé Géomatique sur le travail réalisé pour le CBNM et le PNR du Ballons des Vosges.

Nous animerons le Master Class OpenStreetMap :

  • Utilisations des données OpenStreetMap au sein du SIG au cours du quel vous pourrez découvrir les méthodes et utilisations possibles des données OpenStreetMap au sein d'un SIG (filtrage, base de données, fond de plan)

Enfin lors de la session : les territoires sous observation], la ville d'Orange présentera l'utilisation des données OpenStreetMap par différents services dont le service du développement économique qui exploite LizWatch pour observer l'évolution du tissu économique du territoire.

Vous pourrez donc nous rencontrez dans les couloirs des rencontres mais aussi sur le stand OpenData pour lequel nous nous sommes engagé avec d'autres structures. Cela pourra être l'occasion de discuter :

  • OpenData : licence, format, qualité
  • OpenStreetMap : licence, utilisation
  • PostGIS 2 : évolution, raster, topologie
  • QGIS 1.8 : évolution, configuration, WFS server
  • LizMap, LizWatch, LizPrint, etc

mardi 13 mars 2012

Google n'est pas l'ennemi (d'openStreetMap)

Traduction du billet de Frederik Ramm sur osm.gryph.de

OpenStreetMap est souvent perçu par les observateurs extérieurs comme la Némésis de Google. Ou peut-être, sans délire de grandeur, un compétiteur. Lorsque je dois présenter OpenStreetMap en un seul paragraphe, j'utilise très souvent l'expression "à la différence de, par exemple, Google Maps". Et il est probable que cette expression puisse faire croire aux OpenStreetMapers que google est l'ennemi.

Mais l'est-il-vraiment ?

Nous avons toujours eu de bon rapports avec Google. Ed Parsons, Spécialiste du géospatiale chez google, et Steve Coast se connaissent depuis un certain temps ; Steve a fondé OpenStreetMap après avoir été frustré par la politique de licence de l'agence national cartographique britannique, l'Ordnance Survey. A cette époque Ed était le directeur technique de l'Ordnance Survey, et devait fréquemment défendre le modèle économique de l'Ordnance Survey face aux nouveaux entrants tel que nous. (Certaines sources affirment qu'il était tout autant frustré que nous vis à vis de la politique de l'Ordnance Survey.) En 2006, Steve a d'ailleurs réalisé une interview d'Ed pour le blog OpenGeoData. En 2007, Ed (maintenant chez Google) a fait le discours d'ouverture du State Of The Map (SOTM) de Manchester, et il fut l'invité et le conférencier de nombreuses autres de nos conférences, il a d'ailleurs écrit suite au SOTM 2011 "Très bon week-end au State Of The Map, OpenStreetMap semble être un projet très mature maintenant".

Google a sponsorisé des SOTM, nous a octroyé des places chaque année de puis 2008 au sein de son programme Summer of Code, et Google a même participé à notre premier tour de table pour l'équipement serveur en 2009 en tant que plus gros donateur avec 5 000 £ - snas même que nous ayons eu besoin de lui demander.

Mais pas seulement, technologiquement, nous profitons du sillon tracé tous les jours par Google. C'est grâce à Google si nous pouvons utiliser OpenLayers pour créer une carte dynamique au sein d'une page Web que tout le monde peut instantanément consulter. La projection que nous utilisons tous pour couper les nœuds gordiens des SIG et faire du Web mapping pragmatique, c'est Google. Le format de données peu encombrant que nous utilisant de plus en plus pour nos données géographiques est basé sur le format Protocol Buffer (pbf) de Google. Et la liste est encore longue. Je ne pense pas qu'OpenStreetMap ait plus profité du support d'une autre société de façon directe ou indirecte que celui de Google. Personnellement, j'ai pus décrire facilement OpenStreetmap grâce aux comparaisons avec Google Maps : "C'est comme Google Maps, sauf que tout le monde peut le modifier, et que vous pouvez télécharger et ré-utiliser les données."

Il y eu quelques cas dans le passé d'intégration de données OpenStreetMap à Google Maps, qui ont généralement été résolus sans qu'il y ai trop de bruit grâce à une communication rapide et conviviale avec la direction, et pour ce que j'ai pus voir, ces problèmes provenait toujours de fournisseurs ou d'utilisateurs de MapMaker impatients. Inversement, depuis le début et encore maintenant des contributeurs à OpenStreetMap franchissent la ligne et créent de la données à partir de Google Maps, données que nous supprimons rapidement sans que, à ma connaissance, nous n'ayons jamais reçu de menaces des avocats de Google.

Je ne suis pas un infiltré de Google mais je pense qu'il est juste de dire que leur ordre du jour est d'aider, et de surveiller, la circulation de l'information sur internet, et ainsi récolter de nombreuses informations sur ce que les pré-Facebook appelle la "sphère privé" et ainsi vendre de la publicité. Google lit vos emails, non pas parce qu'ils sont dangereux, mais parce que vous avez choisi d'utiliser leur très bonne solution d'e-mail à laquelle vous avez accès gratuitement. Google lit même des documents internes à la Foundation OSM (OSMF) avant même que vous et moi n'y ayons accès (si c'est prévu) parce que l'OSMF utilise Google Docs. Je reconnais volontiers que je suis un peu effrayé de leur omniprésence et quasi-omniscience, mais cela n'en fait pas pour autant notre ennemi. Je suis sûr que Google aimerait distribuer les données OpenStreetMap et voir les gens les consommer, ce qu'il font déjà. Il semble que les termes de notre licence ne s'appliquaient pas à eu jusqu'à maintenant mais je ne peux pas guère les blâmer ; J'ai entendu dire, que d'autres grands acteurs ont des projets prêt à être lancé dès qu'OpenStreetMap aura changé de licence, car ils craignent l'actuelle CC-by-SA.

Nous avons approché Google à plusieurs reprises car nous aimerions utiliser leur imagerie aérienne, la couverture et de la qualité du service Google est souvent meilleure que ce que nous avons avec Bing, en vain. Leur ligne officielle est qu'ils n'ont pas de licence permettant d'obtenir des données à partir de cette imagerie, ce qui sonne un peu creux vis-à-vis des données issues de MapMaker - mais je suis prêt à leur donner le bénéfice du doute; qui peut dire quels sont les règlements obscurs qui ont été mis en place par les avocats en propriété intellectuelle. Leur imagerie "StreetView" nous serait également utile dans certains cas, et même si nous n'avons pas un OK franc et clair, nous avons pus utiliser dans certains cas particuliers ces images.

Nous n'essayons pas d'être "meilleur que Google Maps". Nous ne pourrons jamais l'être, nous manquons de conteneurs de matériels informatiques pour cela. Google a récemment fait les gros titres en indiquant qu'il allait faire payer son API cartographique pour les usages intensifs, déclenchant un léger mouvement switch2osm ; mais la vérité est que si vous voulez la qualité du service que vous obtenez à partir de Google, avec leur CDN, leur haute capacité de charge et leur redondance, à partir d'une configuration basée sur OpenStreetMap, vous ne pourrez pas l'obtenir pour moins chère. OpenStreetMap n'offrira jamais de service d'imagerie aérienne ou tout autre fonctionnalité considéré comme acquise par les utilisateurs de Google.

Ce qu'OpenStreetMap souhaite être, c'est une alternative aux données géographiques acquise par les gouvernement ou produite commercialement. C'est pourquoi nous sommes plus des concurrents de NavTeq ou TéléAltlas que de Google. Oui, Google est en train de produire ces propres données, mais seulement parce qu'ils ont souffert des mêmes règles qu'OpenStreetMap lorsqu'il a été lancé : l'abscence de données que l'ont peu acquérir pour un prix décent.

Deux de nos administrateurs de la Fondation OpenStreetMap, Steve Coast et Mikel Maron, ont dans le passé craché un peu de venin sur la direction générale de Google; il y eu des actes de vandalisme qui tous deux ont été reconnu par Google et pour lesquels il était complice ou tout du moins négligent, Mikel a alors utilisé son blog personnel pour fortement critiquer la stratégie de Google dans les pays en développement qu'il a perçu comme un affront au mouvement OpenData. Google a également récemment conclu un accord avec la Banque mondiale qui, si ils sont appliqués comme indiqué, irait à l'encontre de l'engagement de la Banque mondiale envers l'OpenData, ce qui entraina plus de critiques de Mikel et d'autres.

Google est une organisation comme toutes les autres organisations ; ils ne sont pas exemptés de la règle qui dit que si vous n'êtes pas vigilent, les dirigeants prêt à tout pour atteindre les sommets, quelque soit leur un agenda personnel ou la manière d'atteindre de tel ou tel objectif, choisiront toujours la manière permet de maximiser leur bonus, sans se soucier de ce qui est bon. Il est important que nous surveillons Google afin de lui des données des coup de coudes de temps en temps. Mais dans le grand schéma des chose, dans la grande enceinte du "les données produites par la foule dans un esprit de ruche à but mondiale et collective Contre les données cathédrales contrôlées par les gouvernements et le profit", Google est du même côté que nous. Plus encore, peut-être, que d'autres organisations qui rivalisent ingéniosité pour nous plaire.

vendredi 9 mars 2012

OpenStreetMap serait-il devenu crédible ?

Depuis fin janvier 2012, la fondation OpenStreetMap est dans une démarche de promotion auprès des entreprises utilisant Google Maps, switch2osm. Cette démarche est principalement due au changement des règles financières de Google Maps, Google ayant décidé fin 2011 d'appliquer enfin le paiement de son service et l'apparition de publicités.

Depuis cette date mais aussi avant des sociétés sont passées à OpenStreetMap comme base de données géographiques pour leur fond cartographique :

  • Nestoria : moteur de recherche immobilière
  • StreetEasy : Agence immobilière basée à New-York City
  • Fubra : Société de création de site Web
  • Flickr : Solution de partage de photos

Mais aussi :

Mais depuis Mercredi, et la présentation du nouvel iPad, il semblerait bien qu'Apple ait décidé d'utiliser les données OpenStreetMap en dehors des USA pour son application iPhoto. Serait ce le signe qu'OpenStreetMap est enfin crédible ?

Tout d'abord, il semble que l'aspect financier prime dans la prise de décision d'un changement. Mais, comme le montre certaines réactions aux changements 1 2 3 4 5 6 7 8, cela ne peut pas être suffisant.
Car OpenStreetMap ne propose pas le même service que Google Maps. Tout d'abord il n'y a pas d'imagerie aérienne. Ensuite la qualité des données est variable. Certaines zones sont très bien décrites voir mieux décrites que dans Google Maps, par contre d'autres sont des déserts, car la densité des contributeurs n'est pas homogène. Enfin la fondation OpenStreetMap ne garantit pas le service de tuile, il ne garantit que l'accès aux données. Cela signifie que tout changement pour un besoin important nécessite de s'appuyer sur une société tierce (CloudMade, MapBox, 3Liz, etc) ou de créer son propre système.
Par contre OpenStreetMap offre la possibilité de se réapproprier le service cartographique, de créer sa propre identité cartographique ; et toute entreprise qui rejoint le mouvement switch2osm démontre que Google Maps n'est pas la norme des services cartographiques.

Et donc Apple se serait appuyé sur les données d'OpenStreetMap pour créer son propre service cartographique mais cette utilisation n'est pas vraiment officielle car :

  • Apple n'a rien annoncé ;
  • La vérification a été faite par les contributeurs ;
  • Les données datent d'avril 2010 ;
  • Et même si la fondation OpenStreetMap se félicite de cette utilisation aucune ATTRIBUTION n'est présente au sein de l'application.

J'ai donc le même avis que la fondation OpenStreetMap car cela augmente la visibilité du projet, d'ailleurs le nombre de contributeurs a fortement augmenté depuis, mais tant qu'Apple n'aura pas fait de déclaration officielle ni qu'aucune ATTRIBUTION ne figurera dans iPhoto, je resterais sceptique.

Il n'y a qu'une chose qui me réjouit pour le moment de ce nouveau service cartographique, c'est que Google Maps ne soit plus la norme, si il l'a un jour été. Cela nous permet chez 3Liz d'être plus confiants dans la présentation d'OpenStreetMap et dans la possibilité de proposer des services cartographiques dédiés avec une identité cartographique unique pour le client.

Pour en savoir plus :

LizMap : Publier facilement des cartes web dynamiques

LizMap est une solution complète de publication de cartes sur internet. Elle est basée sur le logiciel Quantum GIS (QGIS), et son serveur cartographique QGIS Server.

LizMap est constituée de 2 élements complémentaires :

  • une application à installer sur un serveur : le client web LizMap, qui génère les cartes web dynamiques. Il a été réalisé autour de QGIS Server à l'aide du framework PHP5 Jelix, de jQuery et OpenLayers ;
  • un plugin python pour QGIS, qui permet de configurer ses cartes à partir de projets QGIS et de les synchroniser via FTP.

Cette première version de LizMap, disponible sur le hub QGIS, a été réalisée avec le soutien :

Concept

Nous avons conçu LizMap pour faciliter le travail de l'utilisateur. Nous pensons qu'il doit pouvoir se concentrer sur son métier, la représentation de données spatiales, et non devenir un programmeur avancé.

Tout le travail de construction, de configuration de la carte et de sémiologie se fait directement dans QGIS. L'utilisateur n'a pas de fichier de configuration à éditer, il utilise l'interface conviviale du plugin LizMap pour modifier les options générales de la carte et celles liées aux couches. Une fois son projet enregistré sous QGIS, il suffit de synchroniser de manière automatique les données entre le poste de travail et le serveur.

Le client web LizMap prend alors le relais pour construire automatiquement une carte identique à celle du projet QGIS. L'organisation des couches d'information et l'apparence sur l'interface web sont identiques à ceux du projet QGIS. Il est ainsi aisé pour un administrateur sans connaissances techniques liées au Web, de construire et de faire évoluer plusieurs cartes thématiques de manière visuelle via QGIS, depuis son ordinateur, avec un retour visuel immédiat de l'impact de ses choix.

Fonctionnement

Une interface Web basée sur du HTML/CSS/Javascript
Au lieu de concevoir l'interface Web seulement en JavaScript comme le propose certains frameworks, nous avons choisi de nous appuyer sur une base HTML, mise en forme avec du CSS et améliorer par du JavaScript. L'apparence de l'interface Web peut ainsi être facilement modifiée par les développeurs ou designers Web (couleurs, positionnement des fenêtres,etc.).

Des cartes interactives riches
Carte plein écran, arbre des couches avec légende intégrée, popup affichant les données des objets cartographiques, carte miniature de localisation, outils de navigation (zoom, déplacements, etc.).

Seuils de visibilité
Si une couche ou un groupe de couches a été défini comme invisible à une échelle donnée, il apparaîtra inactif et grisé (il est également possible de les masquer en modifiant la CSS).

Intitulés des couches
Dans le plugin LizMap à l'aide du champ "titre", il est aisé de donner un nom intelligible aux couches de la carte interactive et, parallèlement, de conserver le nom original de la couche dans le projet QGIS. Par exemple, une couche appelée "xy_arbre22" peut-être visualisée en ligne sous la dénomination "Arbres remarquables".

Regroupement de couches
Il est possible de définir l'affichage d'un groupe de couches sous QGIS comme couche unique dans l'application Web LizMap.

Définition des échelles de la carte
Il est possible de spécifier les échelles accessibles à l'utilisateur de la carte web (via une liste d'échelle définie ou une résolution minimum et maximum).

Mode aperçu de la carte
Si un projet local comporte un groupe de couches "Overview", celles-ci seront affichées sous forme d'une carte miniature nommée "aperçu" pour permettre à l'utilisateur de situer sa vue.

Fonds de plan optionnels
Si l'utilisateur ne dispose pas de fonds référentiels pour ses données, il lui est possible d'utiliser un ou plusieurs fonds Google ou OpenStreetMap.

Application multi-projets et multi-dépôts
Une seule application Web LizMap peut utiliser plusieurs projets conservés dans de multiples dossiers sur le serveur. Ceci doit-être défini lors de la configuration de l'application.

Synchronisation des données via FTP
Le plugin LizMap permet d'envoyer facilement tous les fichiers du projet sur le serveur (projet, données, configuration). Il utilise une synchronisation en mode "miroir", ce qui permet de n'envoyer que les fichiers qui ont été modifiés, afin d'économiser des ressources et du temps de transfert.

Utilisation possible de serveur de cache (Mapcache, Tilecache)
LizMap peut utiliser en option des couches de données qui auraient été mises en cache. Le plugin permet de préciser quelles couches sont mises en cache.

Quelques exemples

LizMap est utilisée par le PNR des Ballons des Vosges, afin de publier une version Web de la charte graphique de la carte du Parc. Cette version a été adaptée et mis en forme en fonction des demandes du PNR. La mise en œuvre de la publication a été réalisée en partenariat avec Alisé Géomatique qui, par ailleurs, exploite en interne LizMap, pour soumettre certains de ses résultats cartographiques.

Vous pouvez aussi consulter nos démonstrateurs :

Nous devrions d'ailleurs publier toutes nos réalisations autour de l'OpenData à l'aide de LizMap.

Le futur

Le projet LizMap ne fait que commencer et nous avons quelques évolutions en tête que nous souhaiterions réaliser. Par exemple, l'implémentation du WFS dans QGIS Server, et du WFS-T fait partie de ce plan d'amélioration. Donc nous souhaiterions :

  • Ajouter une fonctionnalité d'impression
  • Ajouter la gestion des droits d'accès aux cartes
  • Mieux gérer l'interrogation des données vectorielles
  • Ajouter la possibilité de définir un outil de zoom sur objet vectoriel
  • Ajouter un outil de requête et sélection d'objets vectoriels
  • etc...

Pour le moment aucun planning précis n'est défini, mais si certaines évolutions vous intéressent, nous pouvons en étudier un.

vendredi 2 mars 2012

Le WFS dans QGIS Server

Il y a un peu plus d'un an, un nouveau serveur cartographique a été publié par la communauté QGIS : QGIS Server. Le principe de ce serveur cartographique est d'exploiter le moteur de rendu de QGIS, de configurer son service à partir d'un projet QGIS et d'implémenter la dernière norme Web Map Service (WMS) de l'Open Geospatial Consortium (OGC) : la version 1.3.0. On peut donc facilement créer des services WMS à partir de QGIS.

Le projet QGIS propose aussi une interface cliente Web, le QGIS Web Client, développée à partir du framework Javascript GeoExt. Chez 3Liz nous avons décidé de développer notre propre solution avec un système de configuration complémentaire, LizMap. Elle est basée sur Jelix/HTML/Jquery/CSS.

Pour aller plus loin dans la création de cartes dynamiques sur le Web, nous avons décidé de développer l'implémentation de la norme Web Feature Service (WFS) version 1.0.0 de l'OGC dans QGIS Server. Cette norme décrit la façon d'accéder aux données vectorielles au travers du Web via le format GML2. Elle offre donc la possibilité de créer plus d'interaction avec l'utilisateur au sein d'une interface Web.

Nous avons ajouté le service WFS à QGIS Server, dont voici les différentes requêtes possibles via le paramètre REQUEST :

  • GetCapabilities qui liste les couches de données vectorielles accessibles au format XML ;
  • DescribeFeatureType qui fournit la liste des attributs d'une couche de données vectorielles au format XSD, XMLSCHEMA ;
  • GetFeature qui fournit les données vectorielles d'une couche au format GML2 (une norme de l'OGC basé sur XML), et GeoJSON, un format non prévu dans la norme WFS 1.0.0 mais plus léger que le GML2.

La requête GetFeature permet de filtrer les objets vectorielles à l'aide des paramètres suivants :

  • FEATUREID qui permet de retourner un seul objet via son ID ;
  • FILTER qui permet de passer un filtre au format Filter Encoding (FE), norme de l'OGC basé sur XML ;
  • BBOX qui permet de filtrer en fonction d'une emprise appelée Bounding Box.

Ces paramètres sont exclusifs, c'est à dire qu'il n'est possible d'en utiliser qu'un seul à la fois.

Enfin, il est possible de préciser la requête GetFeature à l'aide des paramètres suivants :

  • MAXFEATURES qui précise le nombre maximum d'objets vectoriels à renvoyer;
  • PROPERTYNAME qui précise les attributs, géométrie incluse, que l'on souhaite récupérer.

L'ensemble de ces ajouts sont disponibles au travers de 2 patchs :

Ces patchs ont été testés avec de nombreuses sources de données vectorielles, c'est à dire de nombreux types de géométries, à l'aide du plugin WFS de QGIS et d'OpenLayers pour le GeoJSON et le GML2; et ils ont été proposés à la communauté de développeurs de Qgis pour intégration, et sont en attente de validation : http://hub.qgis.org/issues/5094.

Nous prévoyons de continuer le développement afin de permettre l'édition de données via la norme Transactionnelle du WFS, WFS-T. Pour le moment aucun planning n'a été défini, mais si cette évolution vous intéresse, nous pouvons en étudier un.

vendredi 9 décembre 2011

LizWatch - Un outil cartographique de suivi des évolutions d'OpenStreetMap

OpenStreetMap (OSM) est une base de données en constante évolution, où chacun est invité à contribuer en ajoutant, modifiant ou supprimant des objets géographiques. Si certaines données sont visibles sur une carte, d' autres modifications sont plus difficiles à voir. En effet, les cartes produites par les moteurs de rendu proviennent d'un choix de représentation des données OSM. Comme il n'est pas possible de tout représenter sur une carte, au risque de la rendre illisible, certains objets et la plupart des "tags" ne sont pas visibles sur les cartes. En outre, s'il reste possible de surveiller manuellement les modifications réalisées dans une zone déterminée, via des outils dédiés, aucun outil open-source ne nous a paru suffisamment simple et intuitif pour aider les utilisateurs dans ce suivi.
C'est pourquoi nous avons créé LizWatch, une interface cartographique en ligne qui permet de consulter les changements effectués entre deux dates, en partenariat avec la ville d'Orange. Elle a soutenu une partie du développement de cet outil car il correspondait à leur besoin de suivi de l'activité économique via OpenStreetMap. Le démonstrateur LizWatch-Ville d'Orange permet de visualiser en temps réel l'évolution des données OSM sur la commune d'Orange.

Les fonctions de LizWatch

Filtres de recherche

Via un formulaire, il est possible de filtrer les modifications OpenStreetMap que l'utilisateur souhaite voir sur la carte :

  • intervalle temporel de recherche (date et heure)
  • statut des modifications : ajout (add), modification (mod) ou suppression (del)
  • veille sur les contributeurs :
    • on peut rentrer le pseudo complet d'un utilisateur. Par exemple "Ben"
    • on peut entrer une liste d'utilisateurs séparée par | . Par exemple "Ben|Alban"
    • il est enfin possible de mettre "Marc" pour chercher Marcel et Louis-Marc.
  • tags :
    • Si on entre un seul mot, c'est la clé (exacte) qui est cherchée. Par exemple "shop" pour trouver tous les magasins.
    • On peut rentrer un couple clé/valeur pour affiner la recherche. Par exemple "shop=florist" pour voir seulement les fleuristes.
    • La recherche sur les valeurs n'est pas stricte. Par exemple, on peut mettre "amenity=fire" pour chercher les "fire_hydrant" (bornes à incendies) et les "fire_station" (caserne de pompier).
    • Il est aussi possible de faire des recherches de type "OU" sur les clés et sur les valeurs. Par exemple "shop=florist|supermarket" qui renverra tous les magasins de fleurs et les supermarchés, ou "amenity|emergency=fire_hydrant". Ici, on utilise le "pipe" | comme séparateur. Il peut être mis du côté des clés, ou bien du côté des valeurs. Par exemple "amenity=post_office|post_box".
    • On peut enfin affiner la recherche en combinant les filtres via une recherche de type "ET". Par exemple "[building=yes][source=cadastre]" ne renverra que les immeubles qui ont pour source le cadastre. Dans ce cas, il faut bien encadrer les blocs par des crochets.
  • changeset : si on connait le numéro du groupe de modification ("changeset"), on peut le saisir dans ce champ pour ne voir que les modifications qui le concernent.

Affichage

La carte affiche dynamiquement les objets OpenStreetMap qui répondent aux critères de recherche. En vert, les objets ajoutés pendant la période, en orange les objets modifiés et en rouge les objets supprimés. Via la légende en bas à droite, on peut masquer/afficher les nodes (les points) et de Ways (les lignes ou les polygones)

Pour les points, nous avons activé le mode "cluster", c'est-à-dire que les points proches ne sont pas affichés séparément, mais représentés par un cercle dont la taille dépend du nombre de points (le nombre de points est affichés dans le cercle). Il est possible de désactiver ou de réactiver ce mode en cliquant sur le bouton placé à droite de "Nœuds" dans la légende en bas à droite.

En cliquant sur un des objets sur la carte, on peut ouvrir une fenêtre « popup » qui montre le détail de l'objet OpenStreetMap. Cette fenêtre contient des liens vers le détail du contributeur, de l'objet et du groupe de modifications. Si on est en mode "cluster", un clic sur un cercle affiche dans la « popup » les informations sur les 10 premiers points du cercle.
Il faut fermer la popup pour pouvoir faire des modifications dans le formulaire de recherche.

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Il est possible de conserver les critères de recherche pour une consultation ultérieure en cliquant sur le lien "permalink" à côté du bouton "Filtrer". Cela rafraichit la page avec une adresse contenant les paramètres de la recherche. Vous pouvez enregistrer cette adresse dans vos favoris pour y revenir plus tard.

Le futur de LizWatch

Cet outil graphique permet de trouver facilement les modifications effectuées selon de multiples critères. Chez 3Liz, nous pensons que LizWatch peut être utile pour aider toutes les personnes ou organismes qui souhaitent utiliser OpenStreetMap tout en contrôlant les modifications faites par les contributeurs.

Des améliorations vont venir prochainement, comme la possibilité de faire des exports au format CSV, de recevoir périodiquement un email de suivi des modifications suivant des critères prédéfinis.
Le code source complet de l'application va être libéré, pour permettre à chacun d'installer une version de LizWatch pour sa zone géographique sur son propre serveur. En effet, nous ne pouvons pas proposer cette application à l'échelle de la France, car le volume de données est trop important.

Nous espérons que LizWatch sera une brique utile pour la Communauté OpenStreetMap, et remercions encore la Ville d'Orange, et spécialement Jean-Louis Zimmermann et Tony Emery, pour leur confiance et leur retour utilisateur.

Accès au démonstrateur

Pour tester la version de LizWatch mise en place pour la commune d'Orange, vous pouvez vous rendre ici :
http://178.32.101.237/lizwatch/index.php/view/map
login = lizwatch
mot de passe = osm

Et un petit exemple de recherche :
Tous les objets OSM avec une source qui contient le mot cadastre édités par Jean-Louis Zimmerman depuis le 1er novembre

jeudi 3 novembre 2011

Mascarine Cadetiana II est accessible

Le Conservatoire Botanique National de Mascarin (île de la Réunion) vient d'ouvrir l'accès grand public à l'application Mascarine Cadetiana II

Mascarine Cadetiana II (MCII) est un produit du système d’information Mascarine. Il s’agit d’une application web à forte composante cartographique dans le but d’interroger, d’exploiter et de restituer de l’information sur le thème de la flore et des habitats de la Réunion. Il permet notamment la saisie de l’information floristique.

Cette application a été développée par 3Liz et Alisé Géomatique au cours de l'année 2010. La prise en main a été réalisée au cours de l'année 2011, et l'ouverture de l'application au grand public à la fin de cette année. Une brève avait été publiée dans SIG-La-Lettre en janvier 2011 : Le CBNM observe la biodiversité réunionnaise.

Mascarine Cadetiana

Lorsque vous accédez à l'application vous arrivez sur la carte avec les fenêtres légende et localisation visibles. La carte occupe l'intégralité de la page, les différents éléments étant affichés par dessus la carte. L'application grand public se compose de 3 modules :

  • Flore
  • Observation
  • Habitat

Le module Flore vous permet de faire une recherche dans l'index de la flore vasculaire de la Réunion et d'accéder aux fiches des taxons.

Mascarine Cadetiana Flore

Le module Observation vous permet de consulter les observations qui ont été réalisées. Les résultats de vos recherches sont affichés sur la carte. Le nombre d'observations est représenté par maille.

  • Vous pouvez par exemple consulter le nombre d'observations du taxon Musa L. (nom vernaculaire Bananier). Pour ce faire, vous devez faire une recherche sur Bananier dans les noms vernaculaire. Le système vous permet alors de sélectionner le taxon qui vous intéresse dans ceux correspondant, par exemple Musa L.. Une fois que vous avez sélectionné un taxon, vous pouvez sélectionner aussi les infra-taxons et Lancer votre sélection. L'application affichera ainsi le nombre d'observations de Musa L. faîtes sur l'île de la réunion. Il est possible de revenir en arrière pour modifier la recherche via le bouton Modifier.
  • Vous pouvez aussi consulter le nombre d'observations sur une commune. Pour ce faire, vous devez en sélectionner une sur la carte via l'outil de sélection de commune. Vous obtiendrez ainsi la carte et les statistiques des observations et la liste des taxons observés via l'onglet Attributs.

Mascarine Cadetiana recherche Bananier

Le module Habitat vous permet de consulter la localisation et de nombreuses informations sur les habitats de l'île de la Réunion. Les informations complémentaires sont des diagnostics écologiques, structuraux et floristiques, des photographies et la flore compagne de l'habitat. Sur la carte sont représentés des lieux caractéristiques de l'habitat.

Mascarine Cadetiana Habitats

L'ensemble de ces 3 modules sont liés :

  • commençons par le module Habitat, en consultant le Groupement à Cyperus papyrus var. madagascariensis qui est un habitat des Zones Humides (accès via l'arbre des habitats). Vous y découvrirez des photos de cet habitat, et dans le diagnostic floristique vous pourrez cliquez sur Cyperus papyrus L..
  • vous accéderez ainsi au module Flore qui affichera la fiche du taxon Cyperus papyrus L.. Vous pourrez Exportez la fiche au format pdf mais aussi Voir les observations de ce taxon sur la carte.
  • vous basculerez alors automatiquement dans le module Observation. Vous découvrez que le Cyperus papyrus L. n'a pas seulement été observé au sein du Groupement à Cyperus papyrus var. madagascariensis.

Mascarine Cadetiana Flore

Une autre recherche intéressante peut être réalisée avec le nom vernaculaire : Tamarin.

Mascarine Cadetiana Flore

Dans le module Voir les observations, une fois les observations affichées sur la carte, il est possible via l'onglet Géométrie d'exporter les résultats de la recherche sous plusieurs formats : export dans les formats SIG GeoJSON et Mapinfo, export d'une carte au format PDF, export au format CSV.

L'application MCII est aussi dédiée à la collecte et au renseignement d'informations sur les observations de terrain par les professionnels et amateurs avertis. Les personnes autorisées ont la possibilité d'importer des traces GPS via l'application Web, de modifier en ligne ces trajets, et de créer et renseigner toutes les informations utiles associées à l'observation (taxons, habitat, auteurs, etc.). Le CBNM peut alors valider ces observations qui deviennent visibles.

Enfin, un système complet de profils utilisateurs a été mis en place, pour répondre aux exigences de confidentialité des données sensibles (position des taxons endémiques rares par exemple). Les personnes qui appartiennent aux profils les plus hauts ont accès à des fonctionnalités poussées : import GPS, édition des géométries, visualisation des observations unitaires (et non des données maillées), ajout d'observations via des formulaires, accès aux fonds orthophotographiques et aux scans 100 et 25 de l'IGN, accès aux petites échelles (jusqu'au 5 000ème).

jeudi 27 octobre 2011

Journée Quantum GIS 2011

Hier, Mercredi 26 Octobre 2011, avait lieu au Ministère de l'Environnement, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL) au sein de la grande Arche de la Défense la première journée Quantum GIS (QGIS) française.

Cette journée a été très bien organisée par l'OSGeo-fr. Les sponsors de l'évènement étaient 3Liz, CampToCamp, C-S, Oslandia et le MEDDTL. Elle fut l'occasion de découvrir des projets et d'échanger avec de nombreux utilisateurs de QGIS.

I. Présentations longues

1) QGIS comme plateforme d'édition et de publication de cartes thématiques sur internet. Exemple de la Charte du Pnr des Ballons des Vosges. - Par 3Liz et Alisé Géomatique
Cette présentation à deux voix avait pour objectif de montrer une solution de publication simplifiée de carte et son utilisation concrète. Bien qu'il existe une solution officielle du projet QGIS, QGIS Web Client, 3Liz a souhaité développer un plugin QGIS pour configurer et publier facilement une carte thématique à partir d'un projet Qgis. Une application web nommée LizMap génère dynamiquement la carte configurée grâce au plugin pour chaque projet. Grâce à la société Alisé Géomatique cette solution a été utiliser par le PNR des Ballons des Vosges pour publier sa charte cartographique sur Internet.

2) QGIS : une bibliothèque pour réaliser des applications métiers - l'exemple du minisig-édugéo de l'IGN - Par CampToCamp et le Ministère de l'Education.
Le ministère de l'Éducation, dans le cadre de son projet Édugéo, avait besoin d'un outil permettant aux professeurs qui ne connaissent pas la géomatique d'exploiter les données mises à leur disposition. La solution apportée par CampToCamp a été de créer à partir de QGIS une application dédiée et adaptée à ce besoin. Elle permet aussi bien au professeurs qu'aux élèves d'accéder aux données du géoportail et de créer leur propre carte.

3) QGIS au delà du bureautique : mobile et serveur - Par le CG62
Cet été, grâce au programme Google Summer of Code (GSoC) a été entrepris le portage de QGIS sur l'environnement Android pour tablette et smartphone. Ce portage a été possible car il existait déjà un portage de l'environnement Qt, mais il a tout de même nécessité la création d'un environnement de compilation dédié pour les dépendances (GDAL, GEOS, Proj4, etc). Il est donc possible de tester une version de QGIS pour tablette, mais dont l'interface est la même que celle de la version bureautique.
Dans la deuxième partie de la présentation un petit historique du projet QGIS-Server, qui a été fortement soutenu par la ville suisse d' USter, a été exposé.

4) Qgis Processing Framework : de nouveaux outils d'analyse disponibles dans QGIS - Par C-S
Toujours grâce au GSoC et à l'intégration de SAGA, QGIS a été équipé d'une architecture permettant de facilement ajouter des fonctions d'analyses. Le QGIS Processing Framework a été développé aussi bien pour SAGA que pour Orféo Toolbox. L'idée était de ne pas réinventer la roue à chaque fois qu'un utilisateur souhaite intégrer une nouvelle bibliothèque de fonction de traitement ou un nouveau traitement. Cette architecture, si elle est utilisée par les outils de traitement déjà présents comme GRASS ou fTools, devrait permettre de chaîner des traitements provenant de différents outils et ainsi automatiser plus facilement des opérations.

5) La démarche d'introduction de QGIS au MEEDTL-MAAPRAT. Etat des lieux et perspectives. - Par le MEDDTL
Au début de l'année 2011, une étude préalable a été menée, un rapport remis en mars et une décision de déploiement en mai. QGIS est actuellement en cours de diffusion au sein des différents services du Ministère qui utilise MapInfo.
Même si QGIS n'offre pas encore toute les fonctionnalités que peut proposer MapInfo, celui-ci a été jugé par de nombreux utilisateurs comme plus facile à prendre en main, et devrait permettre à plus de personne d'utiliser des données SIG.
Le ministère a particulièrement apprécié le format de données Spatialite supporté nativement par QGIS. Spatialite est à SQLite ce que PostGIS est à PostgreSQL, SQLite étant une base de données contenue dans un fichier. Ce format avantage le minsitère, car il permet de distribuer des données géographiques et aussi des données tabulaires, puisque c'est une base de données, et offre la possibilité de profiter du plugin Qspatialite, qui permet aux utilisateurs de facilement construire des requêtes et donc leur propre couche de données. Par contre Spatialite ne peut pas être comme PostGIS, le format de données pivot.

6) financer QGIS, pourquoi et comment ? - Par Oslandia Comme tout logiciel libre et Open Source, financer QGIS c'est financer du bien public, et un projet dont le cœur de cible sont tous les utilisateurs potentiels et pas seulement les clients qui payent le mieux. L'idée principale de ce projet et de tout projet Open Source est la mutualisation.
Un appel d'offre qui aboutirait au choix de QGIS représente une mutualisation, car le résultat pourra être répliqué autant de fois que nécessaire sans surcoût. Mais un simple appel d'offre peut ne pas suffire à obtenir l'ensemble des évolutions et améliorations nécessaires. Il existe des solutions pour palier à ce manque le lottissage et/ou groupement de commandes, qui permettent soit de répartir les demandes en petits appels d'offre soit de se regrouper pour un seul appel d'offre. Le groupement de commandes est d'ailleurs prévu au code des marchés publics.
Enfin il ne faut pas considérer QGIS comme gratuit. Il présente l'avantage de ne pas avoir de coût de licence, ceci signifie qu'une fois acquis il n'y a plus de redevance annuelle à payer, par contre le coût des licences peut être investi dans l'amélioration du logiciel et l'ajout de fonctionnalités en en faisant un logiciel équivalant à ses concurrents.

7) organisation et évolution du projet QGIS - Par Paolo Cavallini QGIS connait une croissance importante de ses utilisateurs. Par contre le nombre de ses contributeurs augmente moins vite. Pour remédier à cela, le projet est en train de mettre en place une architecture qui facilite la contribution en commençant par la remontée et le suivi des bugs. Paolo a insisté sur le fait que le projet était démocratique, et que donc tous les utilisateurs peuvent intervenir, sachant leur voix ne vaut pas moins que celle des développeurs. Il a aussi insisté sur l'idée que si une évolution ou une amélioration nous était importante c'est que nous sommes prêts à dépense de son temps ou de son argent, même un petit peu. Par exemple en commençant par remonter des bugs et en rédigeant une notice de répétabilité.
Enfin QGIS s'améliore de jour en jour, une nouvelle version devrait être publiée après le prochain "QGIS developer metting" qui aura lieu en Novembre 2011 à Zurich. La version 2 paraîtra lorsque les objectifs de cette nouvelle version seront atteints, principalement du refactoring, ce qui devrait être fait pour l'année prochaine.

II présentations courtes.

1) QGIS en archéologie
2 utilisations de QGIS : La première concerne la position des sites, avec consultation des web services du BRGM et exploitation des outils de saisie et traitement de données vectorielles pour l'analyse de ces sites. La seconde concerne l'exploitation des données des plans de fouilles (reprises du carroyage, des données de vestiges, analyse géographique). QGIS a été jugé comme très facile de prise en main, très utile pour la reprise des données, mais aussi avec de très "jolis" - au sens propre - bugs dans le composeur de carte.

2) Migration de Arcview 3 vers QGIS dans une PME
Cette exemple est celui de l'entreprise Vectra, société d'ingénieurie routière, qui a migré tous ces postes équipés de Arcview 3 vers QGIS. Cette migration s'est faîtes en 3 étapes : Étude préparatoire, Test, Déploiement. QGIS a permis de mettre à disposition de béotiens un logiciel SIG et devrait à terme pouvoir remplacer Arcview 9-10 utilisé par les chefs de projets.

3) Utilisation de 'Suivi GPS en direct' et 'SDA4PP' par le comité des vins de champagnes pour l'analyse de la propagation de maladies du bois.
Utilisation de QGIS sur tablette PC sous windows 7 avec le plugin 'Suivi GPS en direct' et un formulaire de saisie préparé pour l'aide à la saisie terrain, et exploitation des données récoltées à l'aide du plugin 'SDA4PP' qui exploite les capacités de R.

4) Accéder aux métadonnées d'un catalogue en ligne
Développement très rapide d'un plugin par l'UMR ADES du CNRS, nommé MDLink, permettant d'accéder à la fiche de métadonnées stockées dans un catalogue de données.

5) Production d'un atlas Pompier à partir d'OSM par 'Gaël Musquet'
Utilisation de QGIS pour du relevé de terrain, la production de carte et l'analyse de la couverture effective des hydrants sachant qu'il devrait y en avoir tous les 200 mètres.

lundi 10 octobre 2011

Création d'OpenStreetMap France

L'association OpenStreetMap France (OSM-FR) est heureuse d'annoncer sa naissance le 8 octobre 2011 à 17 h 30.

Le projet OpenStreetMap (OSM) a été lancé en Angleterre en 2004 (http://www.osmfoundation.org/wiki/Main_Page). Il vise à produire des données géographiques libres. En décembre 2010, le projet comptait 333.000 contributeurs bénévoles de par le monde dont plus de 10.000 en France. Partie de rien, cette base de données cartographiques a, par l'action de ses contributeurs, progressé à pas de géant. Ces bénévoles ont également su convaincre des entités administratives nationales ou locales de libérer certaines données, ou d'en permettre l'usage comme base de travail. Entre autres exemples, le projet OSM a pu obtenir le droit d'utiliser le Cadastre français (http://www.cadastre.gouv.fr/) ; en outre, plusieurs organismes publics (GéoLittoral, CRAIG) ont mis à disposition leur imagerie aérienne. Les participants au projet OSM encouragent le mouvement actuel de libération des données publiques.

Une quarantaine de contributeurs français au projet OpenStreetMap (http://www.openstreetmap.org/) se sont réunis les 7 et 8 octobre 2011 à La Cantine à Paris (http://lacantine.org/). Au cours de ces deux journées, ils ont pu confronter leurs expériences, assister à des conférences et participer à la création de l'association OSM-FR, après plusieurs mois de préparation.

Grâce aux moyens mis gracieusement à leur disposition par Silicon Sentier / La Cantine qui les a hébergés, leur réunion a pu être retransmise sur le web permettant à ceux qui ne pouvaient se déplacer d'être malgré tout partie prenante des discussions et des échanges.

À l'issue d'une après-midi très animée, les statuts de l'association OpenStreetMap France étaient adoptés par ses fondateurs et élus les onze membres de son tout premier conseil d'administration (http://wiki.openstreetmap.org/wiki/WikiProject_France/Projet_d%27association_en_France/Statuts).

Les objectifs de l'association sont :

  • promouvoir le projet OpenStreetMap à travers, notamment, la collecte, la diffusion et l'utilisation de données cartographiques sous des licences libres,
  • faciliter et approfondir les contacts et les collaborations avec les entités publiques et privées déjà amorcés dans toutes les régions,
  • Informer et former le public général, les participants au projet et tous les professionnels ou non-professionnels intéressés par l'intégration d'une cartographie libre dans leurs réalisations,
  • devenir le relais officiel de la Fondation OpenStreetMap qui administre la base de données internationale.

Il faut noter que les fondateurs ont tenu à marquer leur désir fort de transparence. S'agissant d'une association d'envergure nationale, cet aspect est essentiel au maintien des liens étroits entre OSM-FR, son conseil d'administration et ses membres.

Le site officiel d'OSM-FR est http://www.openstreetmap.fr/. Il est en cours de refonte, mais on y trouve déjà des informations sur le projet et divers canaux d'échanges entre les participants au projet.

Note : La participation au projet OpenStreetMap ne nécessite pas d'adhérer à OSM-FR.

vendredi 30 septembre 2011

HTML5 et le webSIG : il n'y a pas que Canvas!

Cet article est inspiré par les réactions suite au FOSS4G 2011 et aux présentations de GIS cloud.

Qu'est ce que Canvas

Canvas est un nouvel élément HTML, définit dans la futur norme HTML5, permettant de dessiner de façon programmatique. Avec Canvas plus besoin de demander au serveur une image en fonction de paramètres, cette opération peut-être faite dans la page par le navigateur. Cela permet de réduire les interactions avec le serveur mais aussi d'alléger les échanges, un fichier texte peut-être compressé alors qu'une image non.
Certains avantages se trouvaient déjà dans le SVG. Avec le SVG il était possible de dessiner de façon programmatique, de faire des modifications dans la page Web, de compresser les données (le fichier SVG), d'afficher du HTML dans du SVG via foreignObject, etc. Mais son implémentation n'a jamais été mise en avant par les éditeurs, son API est assez lourde, et en tant que format XML c'est assez verbeux.
Il est vrai que Canvas propose une API simple, la possibilité de manipuler directement l'image et un affichage qui ne dépend que de l'exécution du JavaScript. Par contre si vous souhaitez mettre à jour les données affichées dans le Canvas il vous faudra tout redessiner.

Canvas est l'arbre qui cache la forêt du HTML5, et n'est pas en soi l'avenir du web SIG.

Les exemples de GIS cloud sont intéressant et performant, mais la solution de GIS cloud repose principalement sur un traitement côté serveur pour que les données soient optimisées pour la page Web. En fait les serveurs de GIS cloud envois à la page Web des données vectorielles simplifiés au format JSON et optimiser pour que le dessin dans Canvas soit rapide. De telles données pourraient être utiliser pour générer du SVG ou du VML, ou encore que le serveur envois ces données au format SVG et VML.

Alors oui GIS cloud starts HTML5 mapping revolution, car Canvas permet de repenser la communication entre serveur et client, mais vivement que d'autres choses comme :

  • SVG-As-Image, afficher du SVG avec un élément img
  • WebWorkers, faire des traitements dans un processus parallèle
  • IndexedDB, enregistrer de l'information en mode déconnecté
  • WebGL, utiliser la carte graphique
  • HTML5 parser, ne plus utiliser de namespace
  • etc

soient accessibles et utilisés par d'autres projets.

SVG-As-Image et WebGL des pistes à explorer

SVG-As-Image est la possibilité d'utiliser un fichier SVG comme source pour l'élément HTML img et/ou pour la propriété CSS background-image. L'intérêt de cette fonctionnalité est de diffuser des images au format vectoriel, ainsi de pourvoir compresser ces images et donc d'alléger les flux images. Dans le domaine des SIG pour que ceci soit intéressant, il faut pouvoir générer des fichiers SVG simplifier. On peut donc envisager 2 pistes :

  • Comme GIS cloud, générer côté serveur une version simplifier des données puis créer le fichier SVG correspondant.
  • Utiliser les WebWorkers pour simplifier et créer le contenu SVG

WebGL est la possibilité d'exploiter les capacité des carte graphiques directement dans une page web. Les démonstrations utilisent principalement la capacité d'affichage 3D comme par exemple WebGL Earth. Mais puisque cette technologie permet d'exploiter la carte graphique, on pourrait envisager de construire un système d'affichage cartographique 2D n'exploitant que WebGL.

Perspective ?

Les différentes normes autour de HTML5 et HTML5 ne sont pas encore finalisées. Les navigateurs évoluent vite et intègrent progressivement ces changements. Les habitudes de consommations du Web changent aussi très vite. Nous sommes donc à un moment charnière qui pourrait voir des projets intéressant émerger tout en espérant que certains éditeurs par leur position n'empêche pas cette éclosion.

vendredi 23 septembre 2011

WebWorkers, OpenLayers et JSTS Topology Suite

Commençons par présenter le dernier élément cité. JSTS Topology Suite est une bibliothèque de prédicats spatiaux et de fonctions de traitement géométriques conforme à la spécification Simple Feature for SQL publiée par l'Open Geospatial Consortium en JavaScript . C'est aussi un portage de la bibliothèque en Java, JTS Topology Suite, pour qu'il soit compatible avec OpenLayers. D'ailleurs les classes Geometry sont en fait des extensions des classes OpenLayers.Geometry avec une API aussi proche que possible de celle de la version Java, JTS Topology Suite.

Pour la petite histoire, le prix Sol Katz 2011 a été remis au développeur principal de la JTS Topology Suite, Martin Davis, au cours des FOSS4G 2011

Autre aparté, la bibliothèque GEOS, que l'on retrouve dans de nombreux logiciels Open Source SIG (PostGIS, QGIS, etc), est aussi un portage de JTS Topology Suite mais en C

Donc JSTS est une bibliothèque de fonctions qui permet de réaliser des traitements sur des géométries comme par exemple un buffer, des intersections, etc. Des exemples sont d'ailleurs fourni :

Ces traitements se font dans le même environnement d'exécution que tout ce qui gère l'affichage. Cela signifie que si le traitement est long, l'interface risque de se figer. Afin de remédier à ce genre de problème le W3C a planché sur une API permettant d'exécuter du code JavaScript dans un autre contexte que celui de l'affichage. C'est les Web Workers.

J'ai donc décidé d'essayer d'exploiter JSTS à l'aide de Web Workers. Pour cela il me fallait vérifier la compatibilité des scripts avec un environnement Web Workers, c'est à dire un environnement d'exécution sans objet window ni document :

  • OpenLayers est fortement dépendant de window et document
  • javascript.util.js fait référence une fois à window
  • jsts.js ne présente aucune dépendance à window ou document

Donc OpenLayers en l'état n'est pas utilisable dans un Web Worker ni une version alléger minimisant les besoins à window ou document. Mais j'avais déjà rencontrer ce problème pour le ZOO-project qui permet l'exécution de code JavaScript côté serveur. J'avais donc écrit une adaptation d'OpenLayers à un environnement dépourvu d'objet window et document. J'ai donc réutiliser ce code qui décrit un objet ZOO de la façon suivante :

importScripts('zoo-api.js');
var OpenLayers = ZOO;
OpenLayers.Feature.Vector = ZOO.Feature;

Avec cette astuce, une légère amélioration de l'objet ZOO et l'adaptation de javascript.util.js, j'ai pu utiliser JSTS Topology Suite dans un Web Worker. Dont voici un exemple :

jeudi 8 septembre 2011

Les devoirs de vacances 2011 de 3Liz

La période estivale est toujours une période plus calme économiquement, propice aux réflexions. Nous en avons donc profité pour faire comme tous les enfants à cette période : réviser afin d'être prêt pour la rentrée. Les cahiers de devoirs de vacances pour start-up en géomatique spécialisée dans les logiciels et données libres n'étant pas encore disponibles dans les librairies, nous nous sommes construit le nôtre, qui contenait les exercices suivants :

  • Rendu MapNiK
  • Mise à jour des données OpenStreetMap
  • Utilisation des données OpenStreetMap
  • Utilisation de QGIS
    • réalisation de carte OpenStreetMap
    • réalisation d'une interface pour QGIS-Server
  • Intégration XULRunner - GDAL/GEOS/Proj4
    • amélioration de l'intégration avec David alias daim
    • réalisation de tests
    • proposition d'amélioration et de correction

vendredi 17 juin 2011

OSMInterest V2 - Plus de souplesse dans l'affichage des POIs OSM

OSMInterest est une application web de visualisation de point d'intérêt (POI) décrit dans la base de données OpenStreetMap (OSM) pour la France Métropolitaine.

Suite à une petite période pendant laquelle l'application ne répondait plus correctement, nous avons décidé de revoir le fonctionnement du moteur de recherche de POI. Cette revue offre plus de souplesse dans la gestion de la classification et la recherche de POI.

Ainsi, il est possible de gérer les variantes. Par exemple une distributeur de billet peut être indiqué de 2 façons dans OSM soit amenity=atm soit atm=yes. LE second cas est utilisé lorsque le POI représente une agence bancaire (amenity=bank). Maintenant lorsque vous affichez Commerces > Finance, capital > Distributeurs de billets sont affichés tous les distributeurs de billets même ceux associés à une agence.

De plus, vous pouvez réaliser votre propre recherche personnalisée de POI. Nous avons ajouter un bouton loupe situé en haut à droite de la carte qui lorsque l'on clique dessous ouvre une fenêtre vous indiquant comment la réaliser et vous permet de l'exécuter. La recherche se fait avec une syntaxe du genre xapi, par exemple [highway=traffic_signals] pour les noeuds indiquant la position des feux de circulation, [highway=crossing] pour les passages piétons, [amenity=restaurant|fast_food] pour les restaurant et fast_food, [amenity=bank][atm=yes] les agences bancaires équipées d'un distributeur automatique.

Enfin nous avons apporté quelques petites améliorations :

  • Ajout d'icône pour représenter les POI
  • Affichage de l'ensemble des tags dans la popup, et ainsi découvrir comment sont décrit les POI
  • Les POI sont issues des noeuds OSM mais aussi des chemins fermés dessinant ainsi un polygone.

L'application est toujours disponible ici :
http://demo.3liz.fr/osminterest/

Tous retours, remarques ou questions sont les bienvenus.

lundi 30 mai 2011

OpenData Montpellier : données géographiques

Il y a un mois la ville de Montpellier et non l'agglomération lançait officiellement son site d'OpenData : http://opendata.montpelliernumerique.fr/

On y trouve quelques données géographiques dont :

Ces données sont sous licence APIE donc incompatible avec la licence du projet OpenStreetMap. Cette incompatibilité est dommage car certaines informations comme les monuments historiques ou les parcs et jardins pourrait être utile au projet.

Mais ce qui est important avec des données ouvertes c'est de pouvoir les visualiser. J'ai donc réalisé une petit démo qui affiche certaines données géographiques de l'OpenData MontpellierNumérique au dessus des données OpenStreetMap :
http://demo.3liz.fr/opendatamontpellier

Cette démo a été réalisé à l'aide de QGIS-Mapserver et permet de consulter les attributs des données de la ville de Montpellier en cliquant sur la carte.

mardi 5 avril 2011

Mini cartopartie virtuelle ce midi

Ghlin n'est pas le lieu de la dernière catastrophe naturelle, mais une ville de Belgique à laquelle quelques contributeurs à OpenStreetMap ont consacré quelques minutes e leur pause de midi.

Tout commence par un mail sur la mailing-list osm-talk-fr. Un contributeur souhaite convaincre le membre d'une association de randonnées en vélo d'utiliser OpenStreetMap. Celui-ci refuse de considérer OpenStreetMap comme une source cartographique potentielle car la couverture et la fiabilité des données dans sa région est faible. Pour étayer son refus, il a pointé vers la ville de Ghlin sur OpenStreetMap et Google Maps. Et il est vrai qu'à midi aujourd'hui, mardi 5 avril 2011, la couverture était plutôt faible.

En début d'après-midi, la couverture de cette ville avait changé du tout au tout. Je n'ai pas d'image pour le prouver, mais les changements entre 12H00 et 15H00 le prouveront pour moi. Nous nous sommes donc en fait retrouvé à une petite dizaine à cartographier la ville de Ghlin qui est ainsi passé d'un désert cartographique à une carte tout à fait satisfaisante.

Nous ne savons pas encore si avec cette mini cartopartie virtuelle nous avons convaincu de l'intérêt d'OpenStreetMap, mais personnellement c'était sympa d'y consacrer quelques minutes. A quand et où la prochaine ?

Montpellier ouvre ces données en Beta

Preuve que l'application qui occupe la très grande majorité de mon temps de travail est VIM, il y a 1 mois, Jean-Marie Bourgogne publiait la version beta du site opendata de la ville de Montpellier, et je n'avais pas encore eu le temps d'y faire un tour.

Ce site Web est à destination des Beta testeurs :

  • Développeurs
  • Partenaires
  • Volontaires

L'objectif de cette publication est de tester et valider ce site pour son ouverture officielle et définitive fin Avril 2011.

http://opendata.montpelliernumerique.fr

lundi 14 mars 2011

Firefox 4 Beta Team T-Shirt

Mercredi 9 Mars 2011, La première Release Candidate de Firefox 4 est sortie, et aujourd'hui je viens de recevoir mon T-Shirt Firefox 4 Beta Team pour l'adaptation de mon extension Geolocater.

Firefox 4 Beta Team

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